Ab (le cœur)
La conception de la personnalité
Selon les anciens Égyptiens, huit éléments, séparés en deux parties, constituent un homme :
- un corps physique (djet), une ombre (shut), un cœur (ab), un nom (ren)
- une âme (ba), un double (ka), un esprit (akh), un caractère (sahu) ou corps spirituel.
Comme le dit le Traité de théologie memphite, l’action des bras, la marche des jambes, le mouvement de tout autre membre est fait suivant l’ordre que le cœur a conçu.
Tous les sens fonctionnent pour lui :
la vision des yeux, l’ouïe des oreilles, la respiration de l’air par le nez, ils rendent compte au cœur ; c’est lui qui en tire tout jugement et la langue annonce ce que le cœur a conçu.
L’usure de cet organe essentiel entraîne la sénilité ;
-*-*-*-
Tous les sentiments, les états d’âme, les traits de caractère, les dispositions de l’esprit s’expriment dans la langue égyptienne par des locutions qui se rapportent au cœur :
- joyeux“” se dit « long de cœur »,
- “déprimé” - « court de cœur »,
- “attentif” - « compté de cœur » ;
- « celui qui remplit le cœur » désigne le confident ;
- « immerger le cœur » signifie cacher la pensée ;
- « laver le cœur » c’est apaiser un désir, réjouir.
Selon la cosmogonie memphite, le dieu Ptah a pensé l’univers avec son cœur avant de le matérialiser par la force du verbe créateur.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire